Aujourd’hui c’est la sortie en forêt Sur le chemin, la nature apparaît Les arbres nous prient de lever les yeux Vers leur feuillage près des nuages soyeux À la barrière, l’affichage nous signale : « Bois sans feu ni vacarme » c’est bien normal Nous souhaitons tous croiser des animaux Alors sans mal nous chuchotons nos mots En suivant une abeille du regard Qui s’envole vers une fleur quelque part On découvre le terrier d’un renard Parti chasser une poule, un canard Un ver de terre en forme de lune Se cache du soleil sous une plume Ces vivants nous étourdissent de joie Loin de la ville au cœur de ce bois Au pied d’une souche ma pensée divague Et me remue comme la houle et les vagues Inondé de larmes, je songe à l’entraide Des forêts face à ceux qui les possèdent Agriculture et déforestation Réchauffement climatique et pollution Ici les enjeux actuels sont criants Dans le silence des arbres vacillants Mais revoilà l’abeille jaune et noire Qui s’envole et nous redonne espoir Tout à sa tâche malgré les dangers Montrant la voie d’un monde engagé À l’heure où le CO2 nous piège, Jusqu’aux montagnes sans flocons de neige, Il nous faut sauver la vie ici Elle est si rare dans cette galaxie En suivant une abeille du regard Nourrit de pollen et de nectar On comprend la biodiversité Loin des déchets plastiques des cités La fin de cette journée éphémère Résonne comme une faveur forestière Que nous protègerons sans faiblir Pour pouvoir toujours y revenir
En arrivant sur cette planète depuis l’espace Après les immenses montagnes et vallées de Mars La Terre apparaît surtout inondée de mers Et d’océans traversés de portes-containers Et quelques icebergs couverts de déchets plastiques Où les ours suivent des cours de natation drastiques Depuis que la glace fond sous un effet de serre Forcé par du carbone bien plus que nécessaire En arrivant des étoiles Quand la Terre se dévoile C’est bleu, c’est vert et c’est joyeux Jusqu’à ce qu’on croise des humains ambitieux En arrivant des étoiles Quand la Terre se dévoile C’est bleu, c’est vert et c’est la fête Jusqu’à ce qu’on voit l’ampleur de leurs conquêtes Les écureuils, les loups sont nombreux dans les livres Sur le papier la faune a bien le droit de vivre Moins d’ vélos sous la pluie que de voitures qui fument Trop d’humains oublient que les fossiles se consument Un champ de blé sans fleurs ils appellent ça nature Pour que leurs animaux vivent derrière des clôtures Si certains se rebellent, tentent le désamorçage D’autres rêvassent au soleil, la tête dans les nuages En arrivant des étoiles Quand la Terre se dévoile C’est bleu, c’est vert et c’est joyeux Jusqu’à ce qu’on croise des humains ambitieux En arrivant des étoiles Quand la Terre se dévoile C’est bleu, c’est vert et c’est la fête Jusqu’à ce qu’on voie l’ampleur de leurs conquêtes Quand les hommes comptent sur ceux qu’ils nomment savants Pour préserver l’avenir des vivants Ils continuent de jouer avec le feu Pour leur confort au mépris des enjeux